Sexo: des stars s’engagent pour la reconnaissance du clitoris!

Des personnalités ont signé une tribune pour mettre fin à « l’analphabétisme sexuel » et favoriser l’égalité entre les sexes.

À l’occasion de l’édition 2020 de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, des personnalités publiques en Europe – comme toujours -, notamment Lio, Bruno Solo, Angèle, Karine Le Marchand ou Elie Simoun accompagnés d’associations féministes telles que “Osez le féminisme” ont signé une tribune dans le journal  »Le Monde ».

Ces stars espèrent interpeller le gouvernement sur l’importance de la reconnaissance du clitoris.

Voir le clitoris dans les manuels scolaires

Il existe encore aujourd’hui de trop grosses disparités entre les connaissances des organes sexuels masculins et féminins. Pour réduire cet écart, il serait intéressant que l’anatomie et le rôle du clitoris soient abordés explicitement à l’école et dans les manuels scolaires.

Les auteurs de la tribune s’adressent directement aux autorités afin que “l’anatomie du clitoris soit fidèlement représentée comme un organe faisant partie intégrante de l’appareil génital féminin, et ce dans tous les manuels scolaires de SVT”.

Aujourd’hui, un seul manuel de SVT représente correctement le clitoris. Les autres se contentent d’un plan de coupe du vagin et de l’utérus, et d’une vue extérieure de la vulve.

Lutter contre l’analphabétisme sexuel

« Nous devons lutter contre l’analphabétisme sexuel, c’est un enjeu d’égalité ! Le sexe de la femme n’est ni tabou ni honteux !”, estiment les signataires de la tribune. Car c’est un fait, le clitoris est encore bien trop méconnu aussi bien par les hommes que par les femmes.

Selon un rapport de juin 2016 du Haut Conseil à l’égalité, 25% des jeunes filles de 15 ans ne savent pas qu’elles ont un clitoris et 83% ignorent sa fonction érogène. Pourtant 53 % des filles savent représenter correctement le sexe masculin.

Représenter le clitoris dans son intégralité permettrait de “sortir de ce schéma sexuel dans lequel les femmes sont en situation de passivité ou de simple réactivité” et de “mesurer la portée des mutilations sexuelles dans la volonté de détruire le désir féminin”.
(Avec U.M)

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