Consommation de la Chicha en Côte d’Ivoire : ATTENTION DANGER !

De plus en plus, la couche juvénile ivoirienne est devenue grande consommatrice de chicha. Ignorant les graves conséquences, des jeunes filles comme des jeunes hommes en consomment sans modération.

La consommation de la Chicha est actuellement en vogue dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire.  Dans la quasi-totalité des communes du district d’Abidjan et même de certaines grandes villes de l’intérieur, de nombreux jeunes s’y adonnent tout en ignorant les graves conséquences d’une telle pratique. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, la chicha est une pipe à eau. C’est un appareil composé de plusieurs parties : la cheminée, le bol supérieur, le réservoir, la pipe immergée et le tuyau. Le mélange de tabac – généralement le tabamel, composé de tabac, de mélasse ou de miel et d’essences de fruits aux effluves douceâtres et qui est introduit dans le bol supérieur. Ce mélange est brulé avec du charbon directement posé dessus. La fumée produite par cette combustion est refroidie par l’eau se trouvant dans le réservoir. Le corps du narguilé ou encore Chicha est rempli de cette fumée que le fumeur va aspirer à l’aide d’un tuyau souple.

Abidjan détient la plam-d’or

Faites aujourd’hui un tour dans les bars, les maquis, les pâtisseries, les boites de nuit, les salons de beauté, et autres lieux de retrouvaille, de la capitale économique, vous vous rendrez compte de l’ampleur du phénomène. La commune de Marcory détient cependant la palme d’or avec les quartiers comme Zone 3, Zone 4, Remblais. Des jeunes ivoiriens (nes) y rivalisent d’ardeur avec les libanais qui semblent être les premiers consommateurs. C.M, une consommatrice rencontrée dans un salon de coiffure à Marcory-Remblais, se justifie ces termes : « C’est ma meilleure amie qui m’a initié. Depuis lors, la Chicha et moi, c’est le grand t’amour. Elle me donne l’appétit et me procure  surtout un sentiment de bien être ». Elles sont nombreuses à soutenir de tels propos, s’exposant ainsi à de graves dangers.

De graves conséquences

D’après une synthèse documentaire élaborée par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) en 2005, une séance de pipe à eau correspond à environ 100 cigarettes. « Si une cigarette est typiquement fumée en 8 à 12 bouffées de 75 ml en moyenne sur une durée de 5 à 7 minutes, le fumeur fini par inhaler entre 0,5 à 0,6 litres de fumée. Lors d’une séance de fumage de pipe à eau, le consommateur inhale entre 50 et 200 bouffées de 0,15 à 1 litre chacune sur une durée de 20 à 80 minutes, ce qui finalement représente un volume bien plus considérable de fumée, environ 10 litres », déplore l’Oms. Toujours d’après cette organisation onusienne, l’illusion selon laquelle fumer du tabac dans une pipe à eau serait sans danger et défendue au XVIe siècle par le médecin Aboul Fath n’est pas vraie.

Cancer, tuberculose, affections cardio-vasculaires

De plus, averti les chercheurs, l’utilisation des charbons pour la combustion, dégage du monoxyde de carbone, substance ayant des effets très négatifs sur le système cardiovasculaire. Les maladies pulmonaires graves, les cancers et autres pathologies (affections cardio-vasculaires, cancer du poumon, diminution des fonctions respiratoires, cancer de l’œsophage et de l’estomac) ont été répertoriées et associées à l’usage de la pipe à eau. Pis, la Chicha a des effets sur des non-fumeurs. A en croire le Dr Kouassi Roger, Pneumologue dans une clinique privée d’Abidjan, la consommation de la chicha peut être « la voie de contractions certaines maladies infectieuses.  Le partage de la pipe à eau a, peut exposer à la tuberculose. Car généralement, la pipe est louée. Si les conditions d’hygiène ne sont pas remplies, vous voyez déjà le risque sanitaire ». Il a en outre averti que cette substance peut avoir des effets indésirables sur les systèmes de reproduction. Et cette mise en garde est corroborée par les résultats d’une étude de l’université américaine de Beyrouth au Liban. Il a constaté que des femmes   le pratiquant une ou plusieurs fois par jour pendant leur grossesse avaient des risques aggravés de donner naissance à des enfants  dont le poids est inférieur de plus de 100 g par rapport au poids normal de naissance.  Alors les consommateurs surtout la couche juvénile est avertie.

Encadré

L’Etat doit agir !!!

L’Etat par l’entremise du ministère de la santé et de l’hygiène publique doit prendre ses responsabilités vis-à-vis de ce phénomène. Au vue des graves menaces que représente la Chicha, il serait bien approprié que le ministère de la santé adopte un texte freinant l’expansion de sa consommation. Il devrait également œuvrer à faire respecté la loi interdisant la consommation du tabac en public. Car, il est très récurrent de voir les adeptes de la chicha en consommé en toute quiétude en public. Une rigoureuse application de cette loi, à coup sur, apportera un tant soit peu, un coup de glas à l’expansion du phénomène.

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